Carnet de route
Les lacs du Venetier Belledonne
Le 02/08/2026 par rose marie
Ce matin du 2 août, nous avons pris la route vers les lacs du Vénétier, en Belledonne, pour une parenthèse suspendue entre effort, lumière et fraîcheur espérée.
Au départ de la colonie de vacances de l’Arc, puis du parking de la Betta déjà bien animé, la montagne nous a accueillies dans toute sa beauté… et dans toute sa fréquentation.
La journée s’annonçait chaude, presque écrasante, mais l’appel des sommets était plus fort.
Sac sur le dos, gourdes bien remplies, nous avons commencé tranquillement, par 2,5 km de marche douce à l’ombre, comme une mise en route paisible avant de laisser le sentier se resserrer et la montée se révéler.
Peu à peu, le refuge d’Aiguebelle est apparu. Restauré en 2017, lumineux et accueillant, il offre 34 couchages et semble déjà promettre d’autres escapades, peut-être un jour, pour un week-end entre copines.
Nous y avons retrouvé Pascale, pris le temps de souffler quelques minutes, rempli les gourdes et réservé une tarte aux myrtilles pour le retour — petite promesse gourmande au bout de l’effort.
Puis il a fallu repartir.
À 11 h, sous un soleil franc et sans plus d’ombre pour nous accompagner, la montée s’est prolongée pendant 1 h 20. Le chemin, plus rude, nous a demandé patience et courage. La chaleur pesait, les pas se faisaient plus lents, mais l’envie d’arriver restait intacte.
Et enfin, le lac.
Toujours aussi beau, avec son vert profond et intense, calme et lumineux à la fois. Un lieu vivant, partagé par beaucoup ce jour-là, mais qui garde malgré tout sa magie. Nous avons pris le temps de manger, de nous poser, puis même de nous offrir une petite sieste avant de repartir, avec les filles, vers les lacs plus hauts et le chemin de la cime de la Jasse.
Là-haut, l’ambiance était plus douce, plus tranquille.
Un coin presque secret, où l’on se dit déjà qu’il faudra revenir, simplement pour s’y arrêter, respirer et contempler.
À 14 h 30, il était temps de redescendre.
La tarte nous attendait au refuge, et avec elle, une nouvelle pause de bienvenue : eau fraîche, hydratation, énergie retrouvée, et quelques mots échangés avec la gardienne du refuge, dans la simplicité des belles rencontres de montagne.
Puis la descente nous a ramenées doucement jusqu’à la voiture, le cœur rempli de cette belle journée.
13 km, 750 m de dénivelé positif : une randonnée exigeante, certes, mais surtout belle, lumineuse et mémorable.
Une de ces journées qui laissent dans les jambes un peu de fatigue, et dans l’esprit un grand sentiment de liberté.





